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Plus de 350 participants issus de 26 pays échangent sur les meilleures stratégies de promouvoir la pomme de terre

Kigali: Plus de 350 participants issus de 26 pays dont des chercheurs, des décideurs politiques, des fermiers, des partenaires de développement, échangent du 25 au 29 Août sur les meilleures stratégies de tirer profit de la contribution de la pomme de terre et de la patate douce pour des systèmes alimentaires intuitifs durables, selon la Ministre rwandaise de l’Agriculture et des Ressources Animales (MINAGRI), Dr Géraldine Mukeshimana.

Cette réunion constitue le 11ème Congrès de l’Association Africaine de la Pomme de terre (APA).

«Le deuxième aspect le plus important du CIP est l’utilisation d’intrants agricoles, condition préalable à l’amélioration de la productivité des cultures. Dans l’ensemble, à partir de 2007, l’utilisation de semences et d’intrants a considérablement augmenté. Par exemple, environ 86% des producteurs de pommes de terre utilisent des variétés améliorées de pommes de terre irlandaises et environ 89,0% des agriculteurs appliquent des engrais inorganiques. Cependant, la productivité moyenne de la pomme de terre et de la patate douce au Rwanda est de 10 tonnes / ha et de 7 tonnes / ha, respectivement. Cette productivité est extrêmement très faible comparée au potentiel de rendement, qui est d’environ 35 tonnes / ha pour la pomme de terre et la patate douce. Les causes de la faible productivité sont: (1) la faible qualité des semences, (2) les pertes dues aux parasites et aux maladies, (3) la faible fertilité du sol, (4) la faible tolérance au stress associé au changement climatique et (5) la pénurie de technologies post-récolte appropriées et abordables», a-t-elle indiqué.

Elle ajouté que le MINAGRI collabore avec des partenaires tels que le Centre international de la pomme de terre (CIP) pour relever certains de ces défis par le biais de programmes de recherche. Le programme de sélection de pommes de terre a publié 21 variétés de pommes de terre depuis 1983 et celles-ci sont toujours en cours de production au Rwanda.

«Celles-ci incluent (1) l’introduction de variétés nouvelles et hautement productives, (2) la gestion appropriée des parasites et des maladies, (3) la mise en place d’un système semencier viable et durable, (4) la mise au point de technologies de manipulation post-récolte appropriées et abordables. Les stratégies de gestion des ravageurs et des maladies se concentrent sur les bonnes pratiques culturales, l’utilisation de pesticides et l’approche de la lutte intégrée contre les ravageurs », a-t-elle poursuivi.

Le Gouvernement rwandais a investi de manière agressive dans les installations de post-récolte, avec 101 centres de collecte de pommes de terre entièrement fonctionnels dans les principales zones de production de pommes de terre et des investissements supplémentaires sont en cours de réalisation en collaboration avec le secteur privé et d’autres partenaires afin d’accroître la capacité. La transformation de la pomme de terre est encouragée en partenariat avec le secteur privé, avec 2 entreprises privées et une usine de transformation de la pomme de terre appartenant au Gouvernement (Nyabihu Potato CPC) actuellement en activité dans le pays.

Pour Dr Mukeshimana, la meilleure stratégie est de travailler avec des investisseurs pour des technologies plus innovatrices.

«Les Gouvernements devront recourir à des variétés hybrides plus productives et plus résilientes au climat. L’on fournira plus d’intrants, tout en évitant les pertes à la récolte. L’on renforcera la transformation avec une valeur ajoutée», a-t-elle encore relevé.

Pour Dr Charles Bucagu, Président de l’organisation de la 11ème édition de APA et DG adjoint de RAB, la présente réunion permettra aux participants d’échanger des connaissances à jour, de créer des réseaux, de discuter sur les acquis et les défis qui affectent le secteur au Rwanda et en Afrique.

«Ceci concerne surtout les semences la production, la récolte jusqu’au marché. L’on se focalisera aussi la recherche et la collaboration avec les scientifiques. Nous avons plus de 110 centres de collectes des semences de la patate pomme de terre. Ces semences peuvent être utilisées pour trois saisons. Nous ajoutons de la valeur ajoutée à la patate douce qui est transformée en farine. On peut la mélanger avec de farine de blé pour faire du pain, des biscuits, comme c’est le cas de l‘Entreprise Sina Gérard. Une unité de RAB preste dans ce sens dans différentes activités », a-t-il ajouté.

Selon Dr Oscar Ortiz, Directeur Général adjoint du Centre International de la Pomme de terre (CIP), les universités et les recherches font avancer rapidement le secteur de la pomme de terre, Il faut pour cela établir un réseau avec le Congrès Mondial de la Pomme de terre, impliquer aussi le secteur privé.

«Nous voulons travailler avec les organisons rwandaises œuvrant dans le secteur de la pomme de terre, et ceci pour le bénéfice des participants à la présente réunion», a-t-il dit. (Fin)

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